LA LIGNE DE COULEUR

Laurence Petit-Jouvet

Vivre en France lorsqu’on est perçu comme arabe, noir ou asiatique.

Des hommes et des femmes, français de culture française, parlent chacun dans une «lettre filmée» de leur expérience singulière, intime et sociale, d’être regardés comme non-blancs et d’avoir à penser à leur «couleur».

Production déléguée AVRIL, coproduction ARCADI ÎLE-DE-FRANCE dans le cadre de PASSEURS D'IMAGES EN ÎLE-DE-FRANCE.
France | 2014 | HD | 79 mn | visa N° 140.886

Lire les informations sur la vie du film, les paroles de spectateurs, etc. sur le site du film :

à propos du film

LA LIGNE DE COULEUR

les personnages

Yumi

« Ce qui est drôle, c’est que même dans le doublage où l’on n’entend que les voix, la question de ma différence se pose encore. Je suis employée le plus souvent pour doubler des actrices d’origine asiatique. Au gré des films, je puis être chinoise, japonaise, vietnamienne ou coréenne…»

Alice

«A vous qui, sur le tournage de mon dernier film, n’avez pas voulu comprendre que j’étais la réalisatrice, vous n’avez parlé qu’à mon cadreur en persistant à me prendre pour l’assistante. Je voudrais vous raconter…»

Patrice

«Tout avait commencé pour moi dès la maternité. La sage-femme avait dit à ma mère que j’avais la jaunisse. Maman lui avait répondu : Madame, il est plutôt métis !»

Mehdi

«Entrer au conseil municipal n’était pas l’étape la plus difficile. Savez-vous que beaucoup encore, ont du mal à accepter qu’un Français au nom et au faciès maghrébin brigue des fonctions républicaines ?»

Rui

«Quelles que soient ma personnalité ou mes aspirations, je porte une étiquette avec tous les stéréotypes de l’homme asiatique : sage, travailleur, petit, asexué, souvent informaticien ou combattant d’arts martiaux, escroc ou exploité, toujours réservé, jamais séducteur!»

Yaya

«J’ai raboté mon accent de banlieue, j’ai changé de code vestimentaire. Peut-être faudrait-il aussi que je change de couleur de peau ?»

Fatouma

«Si pendant longtemps j’ai souffert de mes cheveux, petit à petit j’apprends et j’arrive à les aimer, et à m’aimer. C’est ce que je veux pour toi, mon trésor: assume ta beauté.»

Jean-Michel

«Je suis né à Montreuil, originaire des Antilles, donc français depuis 4 siècles. Malgré ça on m’a toujours pris pour un Arabe.»

Jérémie

«Personne dans la rue n’a protesté. Les gens nous regardaient comme à un spectacle. Forcément nous étions coupables de quelque chose pour être traités ainsi. Aujourd’hui je vais bien…»

Malika

«Une fille sera d’emblée vue comme une pauvre fille arabe, victime de ses grands frères, de son père, de sa culture, voire de sa religion. Moi j’ai toujours dit "Non" à ce statut de victime.»

Sanaa

«Il y avait notre France à nous, celle de toutes les couleurs, que certains appelaient «ghetto» pour nous dénigrer. Et puis, il y avait la France de l’autre côté du pont, celle des riches, tous blancs, qu’on trouvait moroses. Père, te souviens-tu de cette journée lorsque tu m’avais accompagnée à l’école, de l’autre côté du pont ?…»

Entretien avec Laurence Petit-Jouvet

- Quelle a été la graine à l'origine de ce film ?

Il y a plusieurs années, à l'occasion d'un atelier vidéo que j'animais avec des habitants, j'avais rencontré Michaël qui avait fait de hautes études de commerce et créé son entreprise. Il m'avait expliqué calmement qu'il avait bâti son projet professionnel autour d'une idée simple : il travaillait par téléphone pour que ses interlocuteurs ne voient pas qu'il était noir. Sa société prospérait, il gagnait très bien sa vie et avait donc une belle voiture. Problème : il était contrôlé régulièrement par la police, parce qu'un Noir dans une belle voiture... c'est suspect. Cela se passait à cinq minutes de chez moi et je n'ai jamais oublié ce jeune homme.

- LA LIGNE DE COULEUR s'inscrit dans les pas de votre précédent film CORRESPONDANCES qui était aussi composé de "lettres filmées".

La "lettre filmée" est un formidable véhicule de récits personnels et authentiques, un accès à une intimité offerte. Comme pour CORRESPONDANCES, l'idée de départ était de proposer à des personnes d'écrire un texte qui dise "je", adressé au destinataire de leur choix, en les incitant à creuser sous la surface du simple témoignage. Peut-être que leur lettre serait l'occasion de déterrer un souvenir d’enfance, de raconter une expérience étrange ou cruelle, de libérer un cri, de livrer une confidence... Ensuite, je me suis tenue à travailler avec leurs mots propres, respectés à la lettre. C’est le grain de cette parole, surgie grâce à ce mode de fabrication participative qui donne, je crois, sa spécificité au film. Leurs lettres sont des miroirs dans lesquels ils se regardent, mais dans lesquels nous pouvons nous regarder aussi.

- Comment s’est fait le choix des personnages ?

Le repérage a duré plus d'un an pendant lequel je me suis aventurée dans des mondes très divers. J'ai recherché avant tout des personnes qui me permettraient d'aborder la problématique de la couleur de peau sous des biais variés et inattendus. Il ne s'agissait pas d'enfoncer des portes ouvertes; et il fallait éviter à tout prix le mur des lamentations si déprimant -- "Je suis noir donc je ne trouve pas de boulot" -- qui aurait enfermé les personnes dans des rôles de victimes. Plus que la discrimination raciale qui transforme le racisme en injustice, c'est l'assignation raciale qui m'intéressait, la question des regards sur l'autre et sur la différence, ceux qui font particulièrement mal parce qu'ils sont insidieux, latents, souvent inconscients, mais tellement agissants pour ceux qui les subissent. J'ai demandé à chacun de se pencher sur cet aspect de sa vie -- être français et regardé comme "non-blanc" -- d'une façon qui l'intéressait parce qu'elle serait nouvelle pour lui ou elle; je ne voulais pas qu'ils répètent ce qu'ils avaient l'habitude de raconter. Et de fait je me suis retrouvée avec les plus courageux, les plus sensibles aussi, ceux qui, à fleur de peau, ont osé aller considérer cette partie d'eux-même qu'ils ne peuvent changer, leur corps, leur visage, leur "couleur".

- Ils sont tous français de culture française

Oui, pour bien apercevoir ce que produit l'assignation raciale, il était important que les personnages ne soient ni des étrangers, ni des cas sociaux, ceci afin de faire tomber les défenses habituelles telles que "Oui, il a une autre couleur de peau, mais... il mange et pense différemment aussi" ou bien "Oui..., mais il est tellement pauvre et inintégré aussi".

- Pourquoi avez-vous fait le choix de rassembler dans un même film des personnes perçues comme noires, arabes ou asiatiques ?

Lorsque j'ai croisé dans un livre ("Les nouvelles frontières de la société française” de Didier Fassin) le concept de "blanchité" qui vient des Etats-Unis, j'ai trouvé l'idée du film. J'ai compris qu'en rapprochant les expériences des "non-Blancs" de différentes "couleurs", cela ferait apparaître quelque chose de notre société. Aujourd’hui, le fait d’être regardé comme "non-blanc" est toujours susceptible d’avoir des effets sur les relations quotidiennes (trouver un travail, louer un appartement, avoir accès à un stage, entrer dans un club, parler à un agent de police, etc, etc.) et être perçu comme "blanc" procure indéniablement des avantages, même si cela ne se dit pas explicitement. De la même manière que les membres d’un groupe majoritaire pensent qu’ils n’ont pas d’accent lorsqu’ils parlent, les "Blancs" n'ont pas à penser à leur "couleur", c’est d’ailleurs leur premier privilège. Malgré son omniprésence dans la vie des personnes, la "blanchité" de la société française rend le "blanc" neutre, perçu comme la normalité. Pour arranger le tout, les incessantes réactivations du "problème immigré" ou du "problème étranger" aggravent encore la suspicion dont font l’objet ces Français regardés comme "non-blancs". Elles rouvrent régulièrement des blessures identitaires, car ceux qui les vivent sont toujours considérés comme s’ils venaient d’ailleurs et donc pas entièrement d’ici, obligés d’apporter régulièrement la preuve de leur nationalité française.

- Est-ce que LA LIGNE DE COULEUR s'attaque à un tabou français ?

Le décalage entre le discours officiel de la République qui se veut universaliste - égalitaire - 'color blind' , et le traitement qui est fait à ces citoyens français est plus cruellement ressenti quand les promesses d’ascension sociale au mérite s'avèrent, dans la réalité, non tenues. L’injustice, lorsqu’elle surgit, est d’autant plus douloureuse pour ces personnes qu’elle renvoie à leur corps, là pour toujours. La frontière de la racialisation, cette LIGNE DE COULEUR invisible qui traverse notre société en agissant comme une évidence, est souvent noyée dans des débats vite hystériques tels que ceux sur l’identité, les quotas, les statistiques ethniques... Les personnes concernées y sont réduites à des sans-voix anonymes. D'ailleurs souvent, celles-ci ne sont pas bienvenues lorsqu'elles racontent ce qu'elles vivent : elles inventent, elles fabulent... Pire ! en dénonçant, elles aggravent. C'est pourquoi, lorsque je leur ai ouvert cet espace de parole, j’ai senti un immense besoin de dire, ce qui est si souvent nié, tu, banalisé... l'effacement de leurs expériences faisant parfois écho, pour ces descendants d’immigrés, au silence historique qui a entouré les violences subies par leurs ancêtres durant les années de déshumanisation et de domination qu'ont été l'esclavage et le colonialisme.

- Les auteurs des lettres pouvaient s'ils le souhaitaient, s'adresser à un être imaginaire ou disparu

Oui, comme dans CORRESPONDANCES, c'était un bon moyen de libérer les pensées et les émotions. Jérémie, par exemple, s'est emparé de cette proposition pour s'adresser à son grand-père décédé qui l'avait sauvé en quelque sorte. Enfant adopté du Sri Lanka, Jérémie s'est construit narcissiquement en grande partie grâce à cet homme qui l'avait toujours considéré comme son petit-fils. "Ma couleur de peau n'avait pas d'importance pour toi, lui écrit-il, tu ne la voyais même pas." La réalisation de sa lettre a donné lieu à une mobilisation très chaleureuse de toute sa famille, cela m'a beaucoup touchée. Mais parce que Jérémie a la peau noire, il a subi de nombreux contrôles de police, souvent humiliants, parfois violents. Pour moi ces "contrôles aux faciès" sont juste une honte, une tache scandaleuse et incompréhensible qui fait de mon pays une province arriérée. Mon compagnon, blanc, n'a jamais été contrôlé par la police, ni moi. Or certaines catégories de la population subissent très régulièrement ces agressions: pertes de temps, fouilles au corps, insultes... Il fallait que le film aborde ce grave problème et j'ai choisi Jérémie, justement, petit-fils d'un des fondateurs de l'Europe avec Jean Monnet, grand bourgeois enterré au Père Lachaise, pour montrer que ces "contrôles aux faciès" peuvent toucher toutes les classes sociales.

- Il y aussi cette autre lettre étonnante de cette comédienne au visage asiatique

Je voulais absolument qu'il y ait un comédien ou une comédienne dans le film car ce sont eux qui reçoivent de plein fouet les stéréoptypes sur le front des représentations. Avec Yumi, cela m'intéressait de montrer où va se loger l'assignation raciale dans l'inconscient collectif. Yumi a fait les plus grandes écoles de théâtre, elle parle beaucoup mieux que moi le français, avec une diction parfaite, et pourtant on ne l'emploie dans le doublage que pour faire la voix d'actrices d'origine asiatique. Ce côté presque surréaliste m'a plu.

- Vous touchez à cet éternel "retour de la race" qui dérange

Ce film atterrit dans un monde tendu, on le sait, les questions raciales en France échauffent rapidement les esprits. Après la Seconde Guerre mondiale, on avait voulu croire le terme de "race" définitivement enterré dans les poubelles de l’histoire. La pensée racialiste était réservée au monde anglo-saxon, les problèmes raciaux existaient chez les autres, aux Etats-Unis et en Afrique du Sud… C’est seulement dans les années 90 que la discrimination raciale a été reconnue officiellement en France, que l’appellation "minorités visibles" a commencé à être utilisée, lorsque les nouvelles générations nées en France des récentes immigrations sont vraiment apparues sur le marché du travail. La frontière intérieure de la racialisation n’a pas surgi à ce moment-là, elle agissait déjà pour les immigrés depuis longtemps, elle est juste devenue visible. Si on ne peut pas tout expliquer aujourd’hui par l’Histoire de France et son passé colonial, car la société n’a pas cessé heureusement de se transformer depuis, on ne peut pas non plus ignorer le poids de l'imaginaire colonial. La reproduction dans la France contemporaine de certaines pratiques, formes de pensées et représentations, sont héritées de ce passé d’infériorisation raciale qui étaient inscrite sur le papier dans le fonctionnement même de la colonisation. De temps en temps, un scandale raciste occupe la une d'un journal, une petite fille lance une banane à une ministre noire, un rapprochement est osé entre une "bavure policière raciste impunie" aux Etats-Unis et une autre ici, des émeutes sont qualifiées de "raciales", un lien est fait entre un acte de violence commis et la violence subie quotidiennement par certaines catégories de la population... Et puis plus rien, ou presque. C'est évidemment ce qui constitue le hors-champ de ce film.

- Quelles sont finalement les raisons profondes pour lesquelles vous avez voulu faire ce film ?

Je ne pourrai pas vivre bien dans ce pays tant que La France sera "le pays des vigiles les plus diplômés du monde" comme le dit Yaya dans le film. A cela, le pays où je vis et moi-même avons beaucoup à perdre. Car non seulement les talentueux vigiles bien formés aux bonnes écoles françaises partent enrichir d’autres territoires, mais le spectre des injustices et des souffrances qui vont avec pèsent aussi sur nous tous comme un mauvais cancer. Faire la lumière sur cette frontière est pour moi un enjeu politique car il faut la voir clairement pour la remettre en cause. Le choix de porter le regard sur elle n’est pas neutre, c’est un parti pris. Il ne s’agit pas ici de renforcer la racialisation des rapports sociaux, ni au contraire de promouvoir un monde sans couleurs qui nous priverait de leur richesse et de leur beauté. Il s’agit de participer à ma façon à l’inéluctable mouvement de l'humanité, pour que les couleurs de peau finissent par perdre un jour leur dimension de marqueur social, source d’inégalités. Faire l’éloge de la diversité de notre société multicolore et métissée, ce qu’elle est dans les faits - et ce dont je me réjouis.

- Parlons enfin de la réalisation de ce film, comment êtes-vous passée de la lettre écrite au cinéma ?

Mon intention était de rendre audibles ces voix en combinant la profondeur de la "lettre filmée" et des partis pris d'écriture, en images, en sons et en musiques pour que les paroles soient portées mais aussi débordées par ce qui advient à l’écran. Recherche de métaphores, rencontre du passé et du présent, du "in" et du "off"… Toutes sortes de mises en scène étaient envisageables en fonction de la teneur de la lettre et de la personnalité de son auteur. Et puisque chacun nous conduit dans une intimité très différente, en parlant d'un endroit très différent, il fallait à chaque fois opter pour des filmages très différents (gros plans charnels pour Fatouma avec sa fille, photos noir & blanc pour Alice perdue dans la fête irréelle, travelling moto pour les échappées matinales de Jean-Michel...). L'enjeu final était ensuite de faire de cette mosaïque de formes éclatées un seul film. Pour bâtir ce nouveau film, je me suis appuyée sur l'expérience de CORRESPONDANCES qui était déjà une création partagée, développée dans le même cadre d'une co-production avec Passeurs d’images à Arcadi. Ici encore, chaque personnage est auteur de sa lettre, co-auteur du film entier, et il joue devant la caméra son propre rôle. C'est ce mode de réalisation participative et cette éthique qui ont permis un tel engagement de la part de chacun.

- Avec quelle équipe avez-vous travaillé ?

En grande partie avec les mêmes personnes que pour CORRESPONDANCES: Claire Childéric la chef opératrice, Pascal Ribier l'ingénieur du son, Martin Wheeler le compositeur de la musique originale, Jean-Marc Schick le mixeur... les fidèles avec qui j'aime travailler. Cette fois-ci, j'ai en outre demandé à Caroline Detournay de monter le film et à Olivier Marquézy, inventeur de générique, de me fabriquer une LIGNE qui passe au milieu d'une foule multicolore.


"NOUS ET LES AUTRES - Des Préjugés au racisme"

Pendant 9 mois, du 31 mars 2017 au 8 janvier 2018, "La Ligne de couleur" a participé sous la forme d'une installation interactive à la première exposition temporaire du nouveau Musée de l'Homme (Trocadéro), "NOUS ET LES AUTRES - Des Préjugés au racisme" :







" Lorsque je dis personne(s) de couleur,
je mets couleur entre guillemets
parce que le blanc est aussi une couleur,
je ne l'oublie jamais."

Laurence Petit-Jouvet
la

bande annonce

LA LIGNE DE COULEUR

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LA LIGNE DE COULEUR

Cinémas, associations, centres sociaux-culturels, régies de quartier, médiathèques, établissements scolaires et universitaires, prisons... s'emparent régulièrement du film pour organiser des projections commerciales (via CINEDI) ou non-commerciales. Pour tous contacts et l'organisation de ces projections, suivies parfois d'une rencontre avec la réalisatrice :

en DVD

Le DVD (version sous-titrée français, version sous-titrée anglais & le livret)
est en vente, disponible sur : La Huit Production / lahuit.com, fnac.com, amazon.fr
et ADAV - Centrale d'achat pour réseaux culturels et éducatifs. Possibilité de demander à avril.films@numericable.com une version sous-titrée française pour les non-entendants.













" De belles images à fleur de peau."

Marie Rose Moro

la presse en parle





"Des témoignages criants de vérité. Un documentaire sensible et touchant qui appuie exactement où il faut." Elise Lucet - JT de France 2

"Chaque segment est unique et bouleversant et mon tout crie la nécessité de réfléchir encore sur ce que diversité veut dire." Isabelle Danel - Première

"Ces témoins précieux, armés de leur sensibilité et de leur intelligence, pointent sans haine – mais avec force – des automatismes effrayants dont ils ressentent la sourde violence. Laurence Petit-Jouvet fait avec ce film œuvre utile et subtile." Arnaud Schwartz - La Croix

"En révélant des destins singuliers, les séquences ont le mérite de battre en brèche à peu près tous les clichés." Isabelle Regnier - Le Monde

"Un documentaire à la fois intelligent et beau, sans rancœur ni pathos, porté par une fierté qui est celle de la République. Devrait être projeté dans les écoles. Et surtout dans les écoles de Police." Sorj Chalandon - Le Canard Enchainé

"Laurence Petit-Jouvet fouille des recoins de notre réalité rarement mis en exergue" Ingrid Merkx - Politis

"La construction finale du film ne se contente pas d’aligner les vignettes mais édifie avec une belle rigueur discrète ce panorama passionnant sur une France bigarrée indispensable en ces temps où certains la voudraient plus blanche que jamais." Xavier Leherpeur - France Musique

"Ce documentaire raconte ce que c'est que d'être Français en 2015 et se sentir réduit à sa couleur" Morane Aubert - Radio Mouv






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générique

Avec :

Fatouma Diallo, Jean Michel Petit-Charles, Yumi Fujimori,
Malika Mansouri, Mehdi Bigaderne, Yaya Moore, Sanaa Saitouli,
Alice Diop, Patrice Taraoré, Rui Wang, Jérémie Gaudet.

Réalisation : Laurence Petit-Jouvet Image : Claire Childéric Son : Pascal Ribier Montage image : Caroline Detournay Montage son : Didier Cattin Musique originale : Martin Wheeler Mixage et bruitage : Jean-Marc Schick Etalonnage : Eric Salleron Conception génériques : Olivier Marquézy Assistanat à la réalisation : Véronique Petit Production déléguée : Avril Productrice déléguée : Laurence Petit-Jouvet Coproduction : Arcadi Île-de-France dans le cadre de Passeurs d’images en Île-de-France Coproductrice : Claudie Le Bissonnais Assistanat à la production : Viviane Chaudon

Ce film a été produit avec la participation de L'Agence nationale pour La cohésion sociale et l'égalité des chances – l'ACSE – Commission Images de la Diversité, Le Ministère de l'Intérieur, La Région Île-de-France, La Ville de Paris, La Ville de Montreuil, La Ville de Cergy, Open Society Foundations, Humanis, La Fondation Seligmann, La Fondation La Ferthé, L'Institut Randstad pour l'égalité des chances et de développement durable, les réserves parlementaires de Esther Benbassa et de Razzy Hammadi, la bourse "Brouillon d'un Rêve" de la SCAM.




avec le soutien de

La Ligue des Droits de l'Homme
MRAP
SOS Racisme
Fondation Lilian Thuram
Licra
Open Society Fondations
La Fondation Seligmann
Le Cran
AJCF
Mediapart
Politis

lalignedecouleur.com mrap SOS Racisme couleur logo Fondation Lilian Thuram Logo Licra Noir Basic CMYK Fondation Seligmann le Cran logo AJCF lalignedecouleur.com Mediapart Politis

Et

Rokhaya Diallo, Didier Fassin, Gilles Manceron,
Marie Rose Moro, Pap Ndiaye, Benjamin Stora,
Lilian Thuram, Louis-Georges Tin...

La Ligne de couleur
figure dans la liste finale
des films du Prix La Croix du Documentaire 2015.


l'affiche

l'affiche du film